encyclique Rerum novarum. Les idées politiques de cette collectivité sont
dune extréme importance du point de vue du catholicisme social, puisque,
issu de la synthése de plusieurs tentatives doctrinales nationales, cet ensemble
d’esquisses de politique sociale catholique constitue la base de l’enseignement
social de l’Eglise du XIX*™ siécle. Ce groupe est, nous semble-t-il, presque
aussi important par les oeuvres de chacun de ses membres et collaborateurs
que par des thèses de cette collectivité qui a élaboré les principes de la doctrine
catholique sociale.
L'Union de Fribourg avait été le théâtre des débats de deux écoles : celle de
Vogelsang et celle de la Tour du Pin. Les membres présents aux réunions ont,
tour à tour accepté des thèses sur la question du travail — durée du travail,
assurance, salaire (lors des sessions de 1886, 1888, et le dernier en 1887 et
1891) ; du régime de la propriété rurale (1888) ; du régime corporatif (1888
et 1890) ; des devoirs des pouvoirs publics dans le domaine de la production
(1890) ; du régime du crédit (1890 et 1891). Ces thèses ont été les fondements
d’un futur document du Magistère qui sera d’abord la note de l’Union en 1888
et plus tard l’encyclique Rerum novarum.”
L'Union a été une organisation très confidentielle et très hiérarchisé à la
fois, comme les montrent les articles fondateurs de l’Union de Fribourg :
« Art I. Afin de donner à la réunion d'études sociales de Fribourg une
forme plus stable et plus durable, il est fondé une association de catholiques
de différents pays qui prendra le nom d'Union catholique d'études sociales et
Art II L'Union est composée de membres titulaires et de membres
correspondants formant des sections nationales.
Les travaux de l’Union seront dirigés par le conseil de direction, dans lequel
chaque nationalité sera représentée par trois membres au plus et par son
bureau chargé d’une façon plus spéciale de l'expédition des affaires courantes.
ArtlIll. Le bureau de l’Union sera formé par un Président deux vice Présidents
un secrétaire du conseil un secrétaire des études un archiviste trésorier. Le
bureau pourra autoriser les secrétaires et l'archiviste à avoir chacun un adjoint
qui aura voix consultative.
Art IV. Les personnes à faire entrer dans l’Union devront être présentées au
conseil au deux tiers des voix.
Art. V. Les membres titulaires de l’Union sont convoqués chaque année par
les soins du bureau en réunions générales pour traiter des questions proposées
à leur étude l'année précédente, du choix de celles à mettre à l'étude pour